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Stop au gaspillage alimentaire : pour que nos denrées alimentaires finissent bel et bien dans nos assiettes

Trop petit, trop tordu, trop gros, trop mûr ou en surplus : de nombreuses raisons sont à l’origine du gaspillage alimentaire.

Trop petit, trop tordu, trop gros, trop mûr ou en surplus : de nombreuses raisons conduisent au gaspillage alimentaire. Pourtant, nous pouvons l’éviter dans la majorité des cas, par exemple en transformant les matières premières excédentaires en produits finis de longue conservation.

« de la terre à la table » : telle est la devise du groupe fenaco-LANDI. Et nous entendons bien la respecter à la lettre. Autrement dit, nous voulons nous assurer autant que possible que les denrées alimentaires produites pour la consommation humaine ne dévient pas de leur parcours de la terre à la table ni ne soient jetées. « Pour nous, il est essentiel qu’une fois produites, les denrées alimentaires soient affectées à leur but initial et gaspillées le moins possible », explique Urs Vollmer, responsable du développement durable chez fenaco société coopérative. En Suisse, après les ménages privés qui génèrent 45 % du gaspillage alimentaire, c’est dans l’industrie alimentaire (30 %) et l’agriculture (15 %) que le gaspillage est le plus important.

Malgré toutes les bonnes intentions de l’ensemble du secteur agricole, environ 225 000 tonnes de denrées alimentaires sont gaspillées chaque année en Suisse ; il s’agit soit de résidus de récolte, soit de surplus de production. Tel est le résultat d’une étude publiée par l’Office fédéral de l’environnement en 2019. Seul 1 % de ces pertes est utilisé dans le secteur des déchets pour produire de la chaleur et de l’électricité. Une partie sert d’engrais dans les champs (173 000 tonnes) ou de nourriture pour animaux (49 500 tonnes). Or, ce gaspillage alimentaire est évitable : de petites mesures techniques ou organisationnelles suffiraient à « sauver » 90 % de ces denrées alimentaires.

Transformation
frigemo SA réceptionne des matières premières très diverses : des abricots aux céleris en passant par les haricots et les courgettes, l’unité d’activité stratégique de fenaco propose un très large éventail de fruits et de légumes frais. Il est possible, par exemple, de sécher ou de cuire, puis de revaloriser sous la forme de thé, de sirop ou encore de sauce les matières premières excédentaires ainsi que les produits dont la qualité est irréprochable mais qui ne remplissent pas les critères visuels pour être vendus dans le commerce de détail. C’est ce qu’a compris l’entreprise familiale biennoise Narimpex, qui vend depuis l’automne 2020 des produits finis saisonniers de longue conservation. Commercialisés sous la marque nectaflor « Stop Foodwaste – Aide toi aussi ! », ceux-ci sont composés de fruits et de légumes suisses qui ne pouvaient pas être vendus dans les magasins. En 2019, par exemple, frigemo n’a pas pu commercialiser 25 tonnes de haricots congelés.

En coopération avec différentes organisations agricoles, Narimpex sauve ainsi des denrées alimentaires d’une perte absurde. En outre, l’OGG Berne (Société d’économie et d’utilité publique du canton de Berne) et foodwaste.ch sensibilisent les consommatrices et les consommateurs à ce sujet directement dans les champs via le « Réseau récoltes ». Le premier assortiment saisonnier de Narimpex comprenait des poires et des rondelles de pommes séchées, des haricots verts séchés et du sirop de fraise, tous produits à partir d’un surplus de matières premières de frigemo et de fenaco Produits du sol. Ces quatre premiers produits étaient disponibles entre autres chez Volg depuis octobre 2020. «Cela durera tant qu’il y en aura», tel était le mot d’ordre. fenaco souhaite renforcer son engagement et concrétiser d’autres idées de produits pour continuer à lutter contre le gaspillage alimentaire. Elle envisage de produire du coulis, de la sauce tomate, du bouillon, des soupes, des chips de légumes, etc.

« Pour nous, il est essentiel qu’une fois produites, les denrées alimentaires soient affectées à leur but initial et gaspillées le moins possible. »
Urs Vollmer, responsable du développement durable chez fenaco société coopérative

Objectifs de durabilité
Au sein de fenaco, des efforts importants sont consentis pour que les denrées alimentaires ne soient pas jetées, ce qui passe par une optimisation de la logistique et du stockage, par des processus de production judicieux ou par la distribution de denrées alimentaires de qualité irréprochable à des organisations caritatives. « Nous nous sommes fixés 14 objectifs de développement durable à long terme basés sur nos sept thèmes prioritaires », explique le responsable du développement durable, Urs Vollmer. Ces objectifs s’appliquent à la période 2019 à 2025. Dans ce but, toutes les unités d’activité stratégiques et unités de prestation du groupe fenaco se sont engagées à définir dans leurs stratégies résumées au moins trois objectifs associés à des mesures concrètes. La réduction du gaspillage alimentaire via des mesures internes et l’adhésion de fenaco au système national de don de Table Suisse sont également solidement ancrées au sein de cette stratégie. Les dons conséquents émanant de l’industrie, de l’agriculture et du commerce de gros peuvent être coordonnés à travers « Food Bridge », la plateforme de dons en ligne de Table Suisse pour les denrées alimentaires. fenaco soutient aussi d’autres organisations nationales, comme Table couvre-toi, par des dons alimentaires conséquents. « Un groupe de travail composé de huit personnes se réunit régulièrement afin d’atteindre l’objectif anti-gaspillage alimentaire, en partenariat avec les organisations caritatives », précise Urs Vollmer.

Les mesures destinées à réduire le gaspillage alimentaire ne peuvent très souvent pas être exprimées en chiffres. C’est pourquoi seules les quantités données sont comptabilisées. En 2019, fenaco a offert 193 tonnes de denrées alimentaires et en a vendu 33 tonnes à des prix très réduits, soit près de deux fois plus quel’année précédente. « Augmenter ces dons n’est toutefois pas un but en soi », souligne Urs Vollmer. « Il serait préférable que les volumes de dons soient proches de zéro avec des surplus quasi inexistants. » L’expert en développement durable est malgré tout confiant : « Tant les consommateurs que les producteurs et les entreprises en charge de la commercialisation sont de plus en plus conscients de cette problématique. » Le spécialiste de fenaco rappelle ainsi que tous oeuvrent avec succès pour que les denrées alimentaires finissent là où elles sont censées finir, à savoir dans l’assiette des consommatrices et des consommateurs.

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