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La hausse des tarifs électriques jette un coup de froid sur la filière des fruits

La hausse des prix de l’électricité en 2023 aura des conséquences sur l’ensemble du groupe fenaco-LANDI. Exemples chez Léman Fruits à Perroy et Union-Fruits à Charrat.

La hausse des prix de l’électricité en 2023 aura des conséquences sur l’ensemble du groupe fenaco-LANDI. Exemples chez Léman Fruits à Perroy et Union-Fruits à Charrat.

Chaque hiver, quelque 10'000 tonnes de fruits, respectivement des pommes et des poires, sont stockés dans les halles frigorifiques de Léman Fruits à Perroy. Fonctionnant 24 heures sur 24, ces cellules froides consomment beaucoup d’énergie et la hausse des coûts de l’électricité aura un impact important pour le centre de prestation de fenaco Produits du sol.  « Nous enregistrons, sur l’ensemble du secteur de stockage des fruits de fenaco Produits du sol, une hausse marquée des prix de l'électricité. En 2023, les coûts vont à peu près doubler par rapport à 2022 », relève Christian Bertholet, Category Manager Fruits chez fenaco Produits du sol.

Sur le site de Perroy, la consommation annuelle d’électricité s’élève à 2 millions de kilowattheures environ. Ce qui signifie une augmentation des coûts énergétiques de quelque 120'000 francs. Cette hausse est toutefois atténuée notamment par la propre production d’électricité du site vaudois. En effet, depuis 2020, l’installation photovoltaïque a été étendue. Grâce à une surface totale de 3’930 mètres carrés et à une productivité d’environ 640’000 kilowattheures par an, l’énergie produite couvre plus de 30% des besoins en électricité.

« En 2023, les coûts vont à peu près doubler par rapport à 2022. »
Christian Bertholet, Category Manager Fruits chez fenaco Produits du sol

A Charrat, Union-Fruits peut également compter sur des panneaux photovoltaïques pour couvrir 23% de ses besoins en électricité. Comme à Perroy, le centre de prestations valaisan estime la hausse des coûts liés à l’électricité à plus de 100'000 francs.

Dans tous les bâtiments de Léman Fruits et d’Union-Fruits, l’éclairage existant a par ailleurs été remplacé par des lampes LED. Cette mesure permet d’économiser environ 100’ 000 kilowattheures par an sur chaque site et contribue significativement à l’amélioration de l’efficacité énergétique.

Frais de stockage adaptés

Si la totalité ne pourra être répercutée sur le prix des pommes et des poires, les grands distributeurs ont néanmoins accepté de revoir leurs prix. « Nous avons pu négocier avec les grands distributeurs une prise en charge de quelques centimes par kilo pour les frais de stockage », souligne Christian Bertholet.

En cas de black-out, aucune génératrice de secours n’est installée. « Nous tablons sur un scénario du pire avec une coupure d’électricité de maximum 4 heures, précise Christian Bertholet. Les halles frigorifiques sont très hermétiques et un arrêt de cette durée n’impacte pas la qualité des fruits. »

Hausse modérée par rapport au marché

Les entreprises de l'industrie alimentaire, où les processus sont très gourmands en énergie, sont particulièrement touchées par la hausse des prix. « Il s'agit certes d'une nette augmentation, mais elle est modérée en comparaison avec le marché », constate Christian Bertholet. La raison réside dans le fait qu’AGROLA achète l'électricité pour les sites de fenaco ayant droit au marché de manière groupée et structurée, - c'est-à-dire de manière fractionnée - sur une période de 3 ans. Cette procédure fait désormais ses preuves.

Si l'électricité devait maintenant être achetée au prix du marché, Les prix ne seraient pas doublés, mais multipliés par cinq. La situation est différente pour les petits sites n’étant pas autorisés à s’approvisionner sur le marché libre comme par exemple les magasins Volg, et qui sont obligés d’acheter l'électricité dans le cadre de l'approvisionnement de base. Ceux-ci sont parfois touchés par des augmentations de prix massives.

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